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poésie et brouillard

Un peu déroute

19 Septembre 2017, 18:52pm

Publié par drink 75

 

Des hommes aux rires gras dans des cafés trop sombres aux couleurs mécaniques, boivent leurs bières en rang, entrelacs figés,

Étranger que tu es, a leur ripaille automne, tu divagues a ton tour, alors que les vivants détournent le regard, sarcasme apprivoisé,

Nous sommes des combattants, du vide et du néant, des amorces sans poudre, aux douleurs assassines,

Des journées comme promesse, a l'instant chaviré, attendant que la nuit, cache nos insomnies, éperdu de noblesse;

Corps insufflé de vie, souffle errant sur le zinc, nos agonies vacillent, dans les rues, pavé rude, a l'horizon fétide, je me tue,

Les suicides chagrins, les errances boréales, les aubes incessantes, rien ne rappelle l'âme, envolé d'une image,

Nous pleurons face au ciel, ivre de douleur canelle, comme on éteint la vie, revenir au matin, un verre au pied du lit,

Claquer les émotions, arroser les souvenirs, la plainte de ton esprit, qui ne veut plus revoir, les visions argentés, de tes reins.

 

 

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Les nuits mécaniques

9 Septembre 2017, 08:31am

Publié par drink 75

 

Les vies insomnies sont des cartes postales, des couleurs délavées,

on erre, parfois, dans le désert aride de ses pensées furtives, isolé,

Mirage, les jours éteints, l'amphibie des douleurs, le cœur toujours happé,

Devenir le passé, revenir, revoir les silhouettes, les corps, un peu pleuré,

Le souffle qui se retient, dans l'attente boréale d'une aube incandescente,

Je cours le jour fané, dérive, un peu usé, a l'abord des trottoirs,

Silhouette parmi les fauves, éblouis de lumière, j'échoue au bout du zinc,

Des paroles absconses, qui se meurt sur le sol, avant même que j’entende,

Je veux vaincre l'ennui, vivre en harmonie, un éphémère vaillant, 

J'épile mes illusions sur le zinc des paumés, a l'abri de mon âme, éloigné,

Je me promène, hagard, comme un trait du passé, même mes pas sont factices,

J'échoue au pied du port, l'image du fantôme, qui me hante chaque jour.

 

 

 

 

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Nos vies, monotone.

23 Août 2017, 22:55pm

Publié par drink 75

 

Je me souviens de toi tu sais,

Et de ton visage triste, tes orgasmes, bordel,

On baisait tu te souviens,

Dans ces chambres d'hôtel,

On baisait je me souviens,

On baisait,

Je ne me souviens pas,

De tes vies, de ta vie,

Je me souviens tu sais,

Comme nous étions heureux,

Malgré les nuits,

L'hôtel,

Nous savions le futur,

Connaissions la douleur,

Je me souviens de toi,

Dans cette chambre d'hôtel,

Et les avions passaient,

Je me souviens tu sais,

Comme nous nous aimions,

Je me souviens encore,

Je me souviens, toujours,

Je me souviens,

Toujours.

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L'ivresse d'un rien

6 Août 2017, 11:29am

Publié par drink 75

 

Avant le néant tu bois des verres,

Regarde le liquide ou la fille se reflète,

Et puis vient la tempête,

Les tétons féminins s'agitent en cadensé,

Les glaçons fondent entre les dents,

L'alcool qui brûle la gorge,

Les paroles saccadés,

Tu marche encore tu marche,

Remonte les rues, erre sur le zinc,

Des visions floues, éparses,

Corps qui se ratatinent,

Dans les brumes assouvis,

Tu bois et bois encore,

Ignorant les alertes,

De ton coeur fatigué,

Et puis reviennent les verres,

Qu'il faut encore boire,

La nuit tempête un peu,

Les rues se rétrécissent,

Il faut encore l'ivresse,

Pour ne pas oublier,

Biture parmi les miens,

Aérien dans les brumes,

Je m'épuise du rien,

Je vide encore un verre,

Je bois toujours des verres.

 

 

 

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Panser l'esprit

30 Juillet 2017, 21:28pm

Publié par drink 75

 

Café, matin,

L'air du rien,

Radio, tu allumes,

Penser la nuit, panser la vie,

Chaque matin,

Y revenir,

Ne plus,

Ne plus jamais regarder l'oubli,

Ne plus,

Ne plus déjà entendre les cris,

Ce souvenir, se souvenir,

Se souvenir, ce souvenir,

Rêves, cauchemars,

Panser la nuit,

Penser la vie,

Reviens la nuit, soudain,

Les nuits,

Sans fin,

Nuit et puis,

Ne plus revenir a la ville,

Ne pas,

Revenir vers la nuit,

Toujours, enfin,

Décanter les douleurs,

Café,

Passer la nuit,

Parfois,

Ne plus revenir,

Café, enfin,

Café,

Revenir vers la nuit,

Revenir,

Vers la nuit, enfin,

Vers la nuit.

 

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Ravaler l'ennui

22 Juillet 2017, 21:17pm

Publié par drink 75

 

Jours sans but,

Errance, vie fragile,

Mouvement saccadé au tréfonds de la mousse,

Nos mémoires remontent, ensevelissent encore,

Les soubresauts,

L'âme qui cloche,

Nos vies ratatinées, se noient dans la tempête,

Dans le silence qui fume,

A l'orée qui parfois,

Dans le céleste ennui,

A l'horizon du mal, comme une étreinte,

Fragile, je devine les douleurs,

Divague dans le néant,

Un revenant factice,

Les nuits en suspension,

Soumettre les illusions,

J'erre encore, j'illusionne,

A l'horizon, devine,

Je suis un étranger.

 

 

 

 

 

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Loin d'émoi

19 Juillet 2017, 21:14pm

Publié par drink 75

 

Loin de tout, et de toi, des visages, des errances, que je croise chaque instant,

Quand l'horizon étale devant les yeux, devant, comme un infâme soupçon,

Parmi les soubresauts, les visions incolores, les éteintes illusions,

Un jour, des silhouettes, des interstices défaits, tremblantes parmi les feuilles,

Dans l'ennui, face a face, captif incandescent, je me brûle, sous l'aurore,

Face au soleil, atone, gratter les croutes sèches, les pâleurs mécaniques,

Je glisse sur le chemin, vision de l'obélisque, eden apprivoisé,

Les corps sont écrasés, ovales et tout fripés, cartilages oubliés,

J'enterre, anéanti, mes espoirs de faiblesse, mes pleurs et ma détresse,

Jour et nuit, éphémère, étreinte et tremblement, étourdi par la brume,

Je m'allonge, et me noie, émotions immatures, aspirer la tempête,

Infuser la douleur, les sens en illusions, au milieu du néant,

Au terme de nos tourments, un jour parmi les autres,

Hiver encore, hiver.

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Fureur dans la neige

17 Juin 2017, 19:48pm

Publié par drink 75

 

Et puis je cours, crétin, je bois des coups, enfin, je me demande ou tu es ce que tu fais, et je ne sais plus, je me souviens de cette fille a la chatte épilée, un peu,

Pas tant que ça enfin, j'ai revu tes yeux et ta douleur, j'ai tout plié, au fond de ma poche, enfin, au fond, j'ai comme qui dirait la vie en suspend, de peu,

Je vais dans les couloirs, et je regarde encore un peu, tes seins mouvants dans lesquels je me perds parfois, dans les vies de peu, qui me fatigue, un peu,

Je me rends compte de votre tristesse, de vos amphibies réactions, je dédouane votre âme sur des murs atones, ou l'écho se meurt, de peu,

Et puis tu te souviens courir dans les rues de la ville ou la mer vient finir,

Je ne suis plus que larmes et émotions factices, je me noies croies le un peu

Avec cette fille et ces soubresauts et cette sensation, jour atone,

Je reviens un peu plus loin du rien, je reviens de rien,

Les souvenirs sont des épices qu'on ne peut que rebeller encore, pour ne pas oublier ces promesses qu'ils ne seront jamais,

La vie est un sarcasme qui ne mérite pas une meilleur illusion, qui ne mérite pas, qui ne mérite plus, non, qui ne mérite rien de plus.

 

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L'hiver de nos espoirs

10 Juin 2017, 19:07pm

Publié par drink 75

 

Il y aura de la nuit en été, des soubresauts curieux, et des flammes,

Tu sais,

Je me souviens encore de tes pas dans la neige, quand la nuit survenait,

Aérienne,

Il y avait encore, d'autre raisons coupables, des déraisons aussi, des nuit en suspension,

J'imagine,

Deviner ta silhouette, dériver dans la brume, atteindre encore les cimes, dans le brouillard,

Tu erre,

Je ne te reverrais, que dans les rêves éteints, de mon âme qui se meut,

Reviens,

Poignarde une dernière fois mon corps, pour rassasier l'image, nourrir mes sentiments,

Je t'attends.

 

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Couleur des ténèbres

3 Juin 2017, 09:15am

Publié par drink 75

Sourire des femmes en blanc qui te giflent, te maintiennent, des douleurs sordides, une envie de hurler,

Reviens vers le néant, retourne vers la fin, le début ne sera qu'une impression de rien,

Le dégoût de tes lèvres, la bave de tes instincts, l'impression que les larmes ne seront qu'un chemin,

Il y aura des visions, des brouillards; des supplices, des coloristes fous s'enfuient dans les fourrés,

Tu rêves, tu pleures, tu cries, tu t'éloignes dans les jours, le subconscient s'effrite, caramélise la nuit,

Des femmes se penchent encore, étanchent tes émotions dans les rires et les pleurs des vivants en sursis,

Je devine le carnage autour de l'agonie, j'entends les cartilages, brisés, les corps en agonie,

Il y aura d'autres nuits, d'autres sombres équipages, des âmes en expression, languissantes pleines d'ennuis,

Je traîne dans les décombres, dans les tourments du mal, je chevauche des morts,

Le bruit se fossilise, des râles, des corps, des cris, du jour teinté de gris,

Evadé de l'avenir, des sentiments arides, du monotone ennui,

Je reste parmi les miens, statufié par le rien, comme un être ahuri, je renonce a l'effort.

 

 

 

 

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