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poésie et brouillard

Ravaler l'ennui

22 Juillet 2017, 21:17pm

Publié par drink 75

 

Jours sans but,

Errance, vie fragile,

Mouvement saccadé au tréfonds de la mousse,

Nos mémoires remontent, ensevelissent encore,

Les soubresauts,

L'âme qui cloche,

Nos vies ratatinées, se noient dans la tempête,

Dans le silence qui fume,

A l'orée qui parfois,

Dans le céleste ennui,

A l'horizon du mal, comme une étreinte,

Fragile, je devine les douleurs,

Divague dans le néant,

Un revenant factice,

Les nuits en suspension,

Soumettre les illusions,

J'erre encore, j'illusionne,

A l'horizon, devine,

Je suis un étranger.

 

 

 

 

 

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Loin d'émoi

19 Juillet 2017, 21:14pm

Publié par drink 75

 

Loin de tout, et de toi, des visages, des errances, que je croise chaque instant,

Quand l'horizon étale devant les yeux, devant, comme un infâme soupçon,

Parmi les soubresauts, les visions incolores, les éteintes illusions,

Un jour, des silhouettes, des interstices défaits, tremblantes parmi les feuilles,

Dans l'ennui, face a face, captif incandescent, je me brûle, sous l'aurore,

Face au soleil, atone, gratter les croutes sèches, les pâleurs mécaniques,

Je glisse sur le chemin, vision de l'obélisque, eden apprivoisé,

Les corps sont écrasés, ovales et tout fripés, cartilages oubliés,

J'enterre, anéanti, mes espoirs de faiblesse, mes pleurs et ma détresse,

Jour et nuit, éphémère, étreinte et tremblement, étourdi par la brume,

Je m'allonge, et me noie, émotions immatures, aspirer la tempête,

Infuser la douleur, les sens en illusions, au milieu du néant,

Au terme de nos tourments, un jour parmi les autres,

Hiver encore, hiver.

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Fureur dans la neige

17 Juin 2017, 19:48pm

Publié par drink 75

 

Et puis je cours, crétin, je bois des coups, enfin, je me demande ou tu es ce que tu fais, et je ne sais plus, je me souviens de cette fille a la chatte épilée, un peu,

Pas tant que ça enfin, j'ai revu tes yeux et ta douleur, j'ai tout plié, au fond de ma poche, enfin, au fond, j'ai comme qui dirait la vie en suspend, de peu,

Je vais dans les couloirs, et je regarde encore un peu, tes seins mouvants dans lesquels je me perds parfois, dans les vies de peu, qui me fatigue, un peu,

Je me rends compte de votre tristesse, de vos amphibies réactions, je dédouane votre âme sur des murs atones, ou l'écho se meurt, de peu,

Et puis tu te souviens courir dans les rues de la ville ou la mer vient finir,

Je ne suis plus que larmes et émotions factices, je me noies croies le un peu

Avec cette fille et ces soubresauts et cette sensation, jour atone,

Je reviens un peu plus loin du rien, je reviens de rien,

Les souvenirs sont des épices qu'on ne peut que rebeller encore, pour ne pas oublier ces promesses qu'ils ne seront jamais,

La vie est un sarcasme qui ne mérite pas une meilleur illusion, qui ne mérite pas, qui ne mérite plus, non, qui ne mérite rien de plus.

 

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L'hiver de nos espoirs

10 Juin 2017, 19:07pm

Publié par drink 75

 

Il y aura de la nuit en été, des soubresauts curieux, et des flammes,

Tu sais,

Je me souviens encore de tes pas dans la neige, quand la nuit survenait,

Aérienne,

Il y avait encore, d'autre raisons coupables, des déraisons aussi, des nuit en suspension,

J'imagine,

Deviner ta silhouette, dériver dans la brume, atteindre encore les cimes, dans le brouillard,

Tu erre,

Je ne te reverrais, que dans les rêves éteints, de mon âme qui se meut,

Reviens,

Poignarde une dernière fois mon corps, pour rassasier l'image, nourrir mes sentiments,

Je t'attends.

 

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Couleur des ténèbres

3 Juin 2017, 09:15am

Publié par drink 75

Sourire des femmes en blanc qui te giflent, te maintiennent, des douleurs sordides, une envie de hurler,

Reviens vers le néant, retourne vers la fin, le début ne sera qu'une impression de rien,

Le dégoût de tes lèvres, la bave de tes instincts, l'impression que les larmes ne seront qu'un chemin,

Il y aura des visions, des brouillards; des supplices, des coloristes fous s'enfuient dans les fourrés,

Tu rêves, tu pleures, tu cries, tu t'éloignes dans les jours, le subconscient s'effrite, caramélise la nuit,

Des femmes se penchent encore, étanchent tes émotions dans les rires et les pleurs des vivants en sursis,

Je devine le carnage autour de l'agonie, j'entends les cartilages, brisés, les corps en agonie,

Il y aura d'autres nuits, d'autres sombres équipages, des âmes en expression, languissantes pleines d'ennuis,

Je traîne dans les décombres, dans les tourments du mal, je chevauche des morts,

Le bruit se fossilise, des râles, des corps, des cris, du jour teinté de gris,

Evadé de l'avenir, des sentiments arides, du monotone ennui,

Je reste parmi les miens, statufié par le rien, comme un être ahuri, je renonce a l'effort.

 

 

 

 

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Errance conjugale

26 Mai 2017, 09:34am

Publié par drink 75

 

Je ne supporte plus la vue de ton pénis, elle dit, pas tout le reste,

Mais seulement la vue de ton pénis, elle explique, pas toi,

Mais la vue de ton pénis, elle répète, tu n'y es pour rien,

Mais je ne supporte plus la vue de ton pénis,

Alors, je divague dans la salle de bains, j'erre dans la baignoire, je me demande ce qui lui prends,

Et je me dis que je devrais la quitter, je me dis que je devrais l'oublier,

Ses cheveux argents, ses seins arrondis, la courbe de son corps, ses étreintes de l'aube,

Les mots m'interpellent dans ma voiture de luxe,

Alors que les trottoirs sont remplis de dealers, de vagabonds éteints,

Je dissimule mon âme, j'alourdis le passé, colorie mon avenir de couleurs fades et sombres,

Elle ne supporte plus, la vue de mon pénis, dit-elle, elle le répète,

Je regarde la ville, a travers les fenêtres, dans la langueur nocturnes, je m'évade,

Elle ne supporte plus alors je me divise, je me dérive encore, je minuscule mon âme,

J'entre dans la douleur, de ne plus la toucher, j'entre dans la noirceur,

Seulement la deviner.

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Pas de danse a peine toi

20 Mai 2017, 16:39pm

Publié par drink 75

Evader les douleurs,

Les senteurs vagabondes,

Ou les seins des serveuses s'agitent en ré mineur,

Je n'ai plus l'énergie de pleurer,

Malgré tout,

Mon corps est une carcasse ou la douleur gronde,

J'aimais bien tes épaules, ton énergie facile,

Le remord de tes sens, la couleur de ton âme,

Et puis ce beau sourire,

Cette étreinte qui vacille, je me souviens encore,

De ta bouche sur ma queue, de ta bouche, de tes reins,

J'aimais t'entendre jouïr, d'une humeur d'une secousse,

Quand tu me chevauchais, quand tu me souriais,

Je n'étais que plaisir, qu'errance sans alibi,

Un peu las,

Malgré terne,

Je n'étais que le doute et la vie en  absence,

La vie en évidence.

 

 

 

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Epuisé au néant

19 Mai 2017, 20:47pm

Publié par drink 75

Teindre l'abîme tu connais ça,

Des variantes des visages des sourires des odeurs,

Les couleurs aphones qui ne respirent plus, les visages gris et tristes de la ville fantôme,

Même pas endormi, tu ne sais, tu ne dis,

S'il faut revenir et repartir, et revenir et repartir, et revenir et ne pas repartir, revenir et ne plus repartir,

Déglingué dans l'azur, ahuri dans l'espace, pauvre petit occidental,

Tu nages dans la neige, les couleurs monotones, étreintes horizontales,

Ton corps s'achève dans des bouteilles vierges de ton ivresse fatale,

Tu crèveras gamin, une vie verticale,

Tu quitteras les chemins, les postures ancestrales,

Reviens, petit, reviens, dénoue les précipices,

Hagard et un peu fade, revenir a la peine,

Anéanti le rêve, je devine l'innocence,

Vacille dans le néant,

 

 

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Vivre souffle

13 Mai 2017, 12:51pm

Publié par drink 75

 

Des rives de la nuit, aux sources acidulés, des corps en pis-aller, des foutres, des queues, des seins, des couleurs agonies,

Des aquarelles aux murs, dans les nuits étourdis, des serveuses invisibles remplissent mon verre d'ambre,

Une douleur s'échappe, de mon âme, de mes tripes, qui pendent un peu mollement,

J'arracherais mes dents, au rythme de ton silence, dans les coins, les recoins, de nos douleurs fugaces,

J'imiterais les cris, les bonds et les rebonds, de nos corps, de nos vies,

Des vitrines que je lèche, en regardant l'abime, du pavé qui m'irrigue, des murs qui me soutiennent,

J'erre dans les rues, les corps, j'erre parmi les vivants, les faces des êtres mous, des cernés de la vie, des bousillés de l'aube,

Je cours, je branle, je chie, des déduis les serments, je vaccine l'agonie,

je ne suis plus que moi, je ne suis plus que toi, je ne suis que la nuit, que le jour, je ne suis,

J'étends mon agonie, l'insomnie du tourment, inouï, parmi les miens, les naufragés de l'âme, les marins loin des vagues, les voyageurs sans âme,

Je m'écris, je m'aigris, au rythme du néant, de l'attente,

Endormi.

 

 

 

 

 

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Vaciller perpétuel

26 Avril 2017, 19:09pm

Publié par drink 75

Tu sors, dehors, tu sens l'odeur de foutre et de friture que les gens ont laissés derrière toi,

Dehors le ciel se grise comme un cauchemar vaillant, un souvenir de nuit ou ton corps vacillait dans des draps aux senteurs de sexe et de tourments,

Et puis plus rien soudain, comme une suspension diurne, des plaisirs monotones,

J'aimerais revenir et ne plus t'éloigner de mes yeux qui s'éteignent,

Te voir et te revoir, encore un peu, encore,

Dans les formes mouvantes, a l'abri de mes larmes, tu reviendrais, enfin, tu reviendras encore,

J'ai pourtant essayé, j'ai pourtant essaimé, les souvenirs d'un monde, qui n'est plus qu'agonie,

Je pleure et je t'attends, dans les tourments du soir, les frémissements nocturnes, me reviennent, me ressassent,

Je caresse ton âme, comme un adieu soudain, dans mes yeux précipice, dans mon coeur interstice,

La nuit comme un refrain au gimmick incertain.

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